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Zanzibar
Vol.1 : Ikhwani Safaa Musical Club
Zanzibar
Vol.2 : L'age d'Or du Taarab de Mombasa
Buda
Musique 2005
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Né
à la fin du 19è siècle dans l'entourage du
Sultan et de la bonne société de Zanzibar, le taraab
est un style musical traditionnel de l'île, dont la qualité
est basé sur la sensibilité de l'interprétation.
Mélangeant les influences, le taraab se constitue à
l'origine, à partir d'instruments ramenés d'Egypte
à la demande du Sultan. Aujourd'hui, aux côtés
du chanteur, on retrouve le qanum (héritage de la musique
arabe) entouré de violons (issus des accompagnements de
films égyptiens, mais aussi des musiques classiques indiennes
et occidentales) auxquels sont associés le ùd et
le nay. Soutenu par les percussions, le choeur des femmes aux
voix de rossignols constitue l'apport majeur du swahili, par la
langue comme par le style. le “taraab”, mot d'origine
arabe qui signifie “émoi” et qui exprime un
état d'émotion particulier, comme emporté
corps et âme. Au 19ème siècle un sultan d'Oman
qui était tombé amoureux de la musique égyptienne,
avait envoyé certains de ses musiciens en Egypte pour qu'ils
apprennent cette musique. Lorsque la capitale a été
déplacée d'Oman à Zanzibar, ces musiciens
ont débarqué à Zanzibar et ont propagé
cette musique. L'île était déjà peuplée
par d'autres communautés et petit à petit cette
musique a rencontré d'autres musiques ; des musiques d'Inde,
d'Afrique ... De cela a surgit le “taraab” qui est
chanté là-bas en swahili. BUDA edite une collection
consacrée aux musiques populaires swahili de la côte
orientale de l’Afrique (Tanzanie, Kenya, Mozambique, Somalie,
Comores), dominées par le «taarab», musique
d’apaisement, musique festive également où
se mêlent voix, violons, ‘ud, qanun, accordéon,
guitare, basse, claviers, sons anciens et modernes pour inciter
à méditer ou à danser. Les paroles, qui étaient
souvent improvisées auparavant, sont désormais plus
travaillées et s’inscrivent dans la tradition de
la poésie swahili. Des enregistrements d’archives
allant des années 1920 aux années 1980 sont complétés
par des enregistrements contemporains particulièrement
intéressants. Cette collection est dirigée par le
grand spécialiste Werner Graebner, dont l’érudition
et le sens musical sont d’indéniables gages de qualité.
Nous avions eu la série "d'Ethiopiques" se composant
de 19 volumes d'une trés grandes qualité, il nous
faudra maintenant compter sur "Zanzibara" qui, j'en
suis sûr, nous apportera autant de moments merveilleux.
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Konogo
: Congotronics
Kramed disc
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Ce groupe fondé il y 25 ans utilise la sanza comme instrument
de prédilection. En y ajoutant une rythmique traditionnelle
mais aussi faite de plaque de tôle, de pots, de morceaux
de voiture, ce groupe qui utilise aussi un sound-system branché
sur mégaphone, réussi un album plus que surprenant
dans lequel se mêlent pour notre plus grand plaisir, tradition
et modernité. Une réussite.
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Zion
Roots : Abyssinia infinite
Network production
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Autre sortie intéressante et réussie, celle de la
collaboration de la chanteuse Ethiopienne Shibahaw et du bassiste
producteur Bill Laswell dans un disque où l'on retrouve
des musiciens Indiens, Américains, Sénégalais
et Ethiopiens pour une musique sensible qui nous plonge dans les
racines de la musique traditionnelle de l'ex royaume Abyssinien.
A découvrir.
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__La
cinquième édition du Festival panafricain de musique
se tiendra du 9 au 16 juillet prochain au Congo sous le thème
: « Héritage de la musique africaine dans les Amériques
et les Caraïbes ». A suivre... |
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Roots
of Australia,
__Le
peuple Aborigène d’Australie fait partie d’une
des plus vieilles civilisations au monde avec une culture que
l’on peut retracer depuis environ 50000 ans. Au milieu du
18ième siècle, lors de la découverte du continent
par Cook, les aborigènes comptaient environ 900000 âmes
réparties sur 500 tribus ayant chacune son propre langage.
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__Aujourd’hui,
1/3 de la population subsiste et environ 200 dialectes sont encore
en usage. Leur mode de vie est basé sur le culte des ancêtres.
Leur mythe fondateur raconte que les ancêtres firent naître
le monde par des chansons durant la période du « temps
du rêve » (dreamtime). Pour eux, la chanson et la musique
sont aussi vieilles que le monde lui-même. L’instrument
de musique de prédilection de ce peuple, le Didgeridoo, si
il est aujourd’hui mondialement connu, reste endémique
à l’Australie. Souvent peints ou plus récemment
gravés de scènes de la genèse, d’histoires
d’un clan ou d’une personne, fabriqué dans un
bambou creux et joué uniquement à l’origine
par des hommes initiés dès le plus jeune âge,
le Didgeridoo serait apparu à l’époque du «
temps du rêve » et des ancêtres primordiaux. |
__Cette
compilation réunie une sélection de musiciens qui
se retrouvent dans leurs origines profondes en ayant su tirer
profit de ce que le modernisme leur à apporté.
Que dire de plus si ce n’est que ce disque est absolument
magnifique, qu’il nous emportera encore longtemps loin dans
nos rêves, à une époque où la terre
n’était pas encore souillée.
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Coll
: Music Explorer
National Géographic / Sony Music 2004 www.nationalgeographic.com |
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| Quadrille
de Guadeloupe : Reynoir Casimir dit Négoce
__En
Guadeloupe, le choc des cultures occasionné par la rencontre
brutale du système colonial a conduit à un brassage
des us et coutumes: les maîtres se divertissaient au rythme
des danses qu’ils avaient apportées d’Europe
et les esclaves venus d’Afrique les ont façonnées
à leur manière. La polka, le quadrille et la contredanse
(«country dance») ont épousé les percussions
et les rythmes d’Afrique pour donner naissance aux quadrilles
créoles. Pour le «Kadri Gwadloup», un commandeur
donne, dans un mélange de vieux français et de créole,
des injonctions aux danseurs sur les postures à adopter,
tandis que les musiciens interprètent sans discontinuer les
différentes figures: «l’entrée»,
«le pantalon», «l’été»,
«la poule», «la pastourelle» et «la
biguine». Reynoir Casimir dit Négoce, accordéoniste
de grand talent, figure incontournable des «balakadri»
est accompagné par son ensemble «Signature» (percussions
et guitare). Art de déclamer, parlé-chanté
proche du rap, le quadrille de Guadeloupe témoigne ici de
sa force vitale. L’intégralité des savoureux
textes des commandements est reproduite dans le livret.
Buda
Musique les musiques du monde le monde en musiques
188 Bd Voltaire 75011 Paris - www.budamusique.com |
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Chine
: Chants de la Montagne de l'âme
__Le
Sichuan est l’un des coeurs encore battant de la Chine Antique.
Adossées à l’Himalaya, «Les Alpes Chinoises»
sont si inaccessibles que certaines vallées ne furent découvertes
qu’à l’avènement de l’aviation.
Cet isolement explique la longévité de la transmission
orale. Le titre fait référence à l’oeuvre
du prix de Nobel de littérature, Gao Xingjian, qui fit de
ce voyage vers le «Grand Tibet» le thème de «La
Montagne de l’Âme». Les enregistrements ont été
réalisés par Philippe Bouvet, qui fut souvent le premier
occidental à séjourner dans certains de ces villages;
ils regroupent les chants de trois ethnies: Hans, Tibétains
et Qiangs. Trois peuples, trois langues, trois types de croyances
mais au sein d’un seul et immense territoire culminant à
plus de 7500m. Chants d’amour, de travail (moisson, battage...),
ode à Bouddha, chants de circonstance, thèmes quotidiens,
complaintes, la traduction des textes figure dans le livret. «A
mi-chemin entre les plateaux tibétains et le bassin du Sichuan,
j’ai vu l’adoration du feu et une survivance de la civilisation
originelle de l’humanité».
Buda
Musique les musiques du monde le monde en musiques
188 Bd Voltaire 75011 Paris - www.budamusique.com |
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