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__Cameroun : une partie du patrimoine bandjoun s’envole en fumée
Un incendie, probablement d’origine criminelle, a détruit dans la nuit de mercredi à jeudi des bâtiments traditionnels et des objets anciens de la chefferie de Bandjoun, à l’Ouest du Cameroun. Le site, fondé au 17ème siècle, est composé d’un palais royal, d’un musée, et de différentes cases à l’architecture typiquement bamilékée.
La chefferie de Bandjoun, à 300km de Yaoundé (Cameroun), a été touchée par un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi. Les flammes ont détruit un bâtiment traditionnel orné de sculptures, appelé la Grande Case du peuple, deux cases dîtes des “ sociétés secrètes ” datant des années 1930, ainsi que la réserve du musée du Palais. Celle-ci contenait environ un millier d’objets qui faisaient partie des collections du roi et des dignitaires : statuettes, trônes, bijoux en perles, costumes, masques, poteries, bronzes et tissus bamiléké. Parmi ces pièces, certaines dataient du 18ème siècle. Les archives du palais, qui couvrent l’histoire de la famille royale au 20ème siècle, s’y trouvaient également. L’inventaire de la réserve venait tout juste de commencer. La salle d’exposition permanente du musée, où se trouvent 122 pièces, demeure heureusement intacte. Vieille de trois siècles, la chefferie de Bandjoun est l’une plus importantes du Cameroun et compte 200 000 membres. Au centre du Palais se trouve la Grande Case du peuple, utilisée comme salle de réunion pour les dignitaires. Haute de 23 mètres avec un toit de chaume reposant sur 60 piliers en bois sculptés, elle est considérée comme le “ monument phare du pays bamiléké ”. Le bâtiment, fondé au 18ème siècle, est régulièrement reconstruit depuis. Le musée a été crée en 2003 à partir d’une galerie d’exposition des collections ouverte dans les années 1960, avec l’aide d’une organisation non gouvernementale italienne (COE). Un catalogue sur le patrimoine bandjoun va être édité prochainement.


__Paris inaugure son ciné-club africain
À l’occasion des 50 ans du cinéma d’Afrique, le musée Dapper inaugure dans ses murs, ce vendredi à Paris, un ciné-club rendant hommage au septième Art du continent et de la diaspora. Un rendez-vous mensuel qui offre également au public l’opportunité de débattre avec des figures du cinéma africain. Le projet est réalisé en partenariat avec RFI, Arte, RFO et les Cahiers du Cinéma. Interview de Catherine Ruelle, programmatrice et directrice artistique du ciné-club et présidente de l’association « Racines » à l’origine de l’initiative. (voir article)

www.afrik.com/article8049.html


__Une des plus grandes civilisations africaines après celle des pharaons, l’empire du Great Zimbabwe, bâti par les Shonas, se tenait entre l’actuel Zimbabwe, à l’Est du Botswana et le Sud-Est du Mozambique, de 1100 à 1500 après J.C. Une civilisation à l’architecture à tel point développée que certains Européens étaient persuadés qu’elle ne pouvait pas être africaine. Dawson Munjeri, ancien directeur du patrimoine mondial du Great Zimbabwe, revient sur l’histoire de cet empire d’exception qui n’est pas sans me rappeler les grandes constructions attribuées aux Gan, à quelques kilomètres du village de Loropeni au Sud-Ouest du Burkina-Faso… (suite…) www.afrik.com/article7909.html

__Accords historiques de paix en Casamance…
Les autorités sénégalaises et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont signer, vendredi 31, un accord de paix historique. Historique, car, contrairement aux précédents, toutes les factions du MFDC sont d’accord pour parapher le texte qui doit mettre un terme à plus de 20 ans de guerre. Si les négociations qui suivent la signature se passent bien, la Casamance devrait pouvoir accélérer sa reconstruction afin de redevenir une destination touristique prisée et un vivier agricole pour le reste du pays.

__L’avenir du Palais de la Porte Dorée…
Annoncée en juillet 2004 par M. Raffarin, le Palais des la Porte Dorée deviendra « Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration ». Ce Musée devrait ouvrir ses portes dans le courant 2007 avec une exposition inaugurale sur « Colonisation et Immigration ».

__Dans les années cinquante, l’artiste Ivoirien Frédéric Bruly Bouabré, invente une écriture à partir de sa langue, le Bété.
Pour créer son alphabet, il tire de la langue Bété, inspirée des cailloux de Békora (village à l’Ouest de la Côte d’Ivoire), 400 mots monosyllabiques et les représente sous forme de pictogrammes. L’écriture de Bruly Bouabré est une combinaison de ces pictogrammes. Actuellement, seul quelques initiés pratiquent son écriture, mais ses dessins circulent dans les musées du monde entier.

Aujourd’hui, âgé d’environ 80 ans, F.B Bouabré, conteur, archiviste rigoureux des documents matériels et des traditions orales qui a passé toute sa vie à étudier les témoignages du passé culturel du continent Africain, a fait l’étude d’un film réaliser par Nurith Aviv. C’est ce film qui sera programmé le 15 janvier 2005 sur Arte.

__Un nouveau musée d'ethnographie à Genève...

__L'ancien musée fondé par Eugène Pittard en 1901 verra ses collections changées de lieu pour un nouveau musée dont l'emplacement n'est pas encore défini.
On se souvient qu'en 1976, une annexe fut ouverte à Conches, mais cette extension ne réussit pas à résoudre tous les problèmes de fond.
En 2001, un crédit est voté par les deux tiers du conseil municipal mais se verra refusé par référendum de la ville. Finalement, un groupe de travail est constitué et une convention signée entre différents partis. Ce nouveau bâtiment d'environs 9000 mètres carrés comprendra trois espaces constitués d'un forum, d'un espace d'expositions et d'un centre de recherche. Il se voudra être un lieu de savoir, de recherche et de compréhension sur tout ce qui touche au phénomène humain.
Souhaitons leur toute la réussite que mérite un tel projet.


 
 
__La découverte d’une nouvelle cité Maya au Guatemala remet en question la chronologie établie pour cette étonnante civilisation d’Amérique centrale. A Cival, l’équipe de Francisco Estrada-Belli a mis au jour les vestiges d’une ville complexe –avec sa place, ses palais, ses remparts- et d’une culture très développée. Pourtant, Cival est antérieure à la période phare de la civilisation maya, dite ‘classique’, qui n’aurait commencé que vers 250 après JC.

__Cival aurait été habitée entre 600 avant JC et 100 après JC, date à laquelle elle a été brutalement abandonnée. Deux superbes masques de stuc ont été découverts par Francisco Estrada-Belli. L’un d’eux, mesurant près de 4,5 mètres sur 3 mètres, représente un visage dont la bouche carrée est dotée de crocs de serpent. Les archéologues ont également retrouvé 120 pièces de jade poli, un lieu de cérémonie et des inscriptions gravées sur une dalle de pierre.

__De précédentes découvertes avaient déjà remis en cause la conception d’une civilisation maya préclassique constituée de simples villages de fermiers. Ainsi à El Mirador, toujours au Guatemala, une cité de 100.000 habitants, avec une culture très avancée, existait dès 500 avant JC. S’il est encore temps, les chronologies de l’époque maya devront être réécrites.